Maîtrise des consommations
de carburant
dans le transport routier
Maîtrise des consommations
de carburant
dans le transport routier
Réduire sa consommation
 

Réduire sa consommation

Les actions en faveur de la réduction de la consommation sont étroitement corrélées avec les actions relatives à la sécurité et à l’optimisation de la maintenance. Aussi, dans nombre de cas, des actions impulsées pour apporter une amélioration de l’un de ces "postes" auront des effets d’entraînement sur les deux autres.

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Intégrer des données de trafic

Le recours aux serveurs d’information de trafic permet-il de minimiser la consommation de carburant (et, partant, de diminuer les émissions) ? Ou au contraire, induit-il un surcroît de consommation, au motif que l’itinéraire alternatif qui permet de contourner la perturbation, rallonge la distance, même si le temps pour arriver à destination est minimisé ?

Diverses expérimentations (projets européens IFMS, MELYSSA, IDIOMA) ont fait apparaître que l’utilisation d’une information de trafic (et plus précisément, les données relatives aux perturbations de trafic : travaux, ralentissements et bouchons) qui répond aux besoins des transporteurs (en termes de champ couvert et d’actualisation de l’information), peut induire non seulement des gains de productivité, mais engendrer, sous certaines conditions, de réels gains de consommation. Ce sera le cas notamment lorsque cette information permet d’éviter qu’un couple conducteur-véhicule soit pris dans une perturbation qui l’amène à passer du temps au ralenti et progresser sur le mode «stop & go» sur une certaine distance et durant un certain temps : le conducteur va multiplier les accélérations - pour repartir - sans être en mesure d’atteindre un palier de couple optimal (entre 1 300 et 1 800 tr/mn).

Sachant qu’un véhicule consomme au ralenti 1 à 1,5 litres de carburant à l’heure, et que chaque accélération induit, selon que le conducteur est plus ou moins bien formé à la conduite économique, une consommation de 0,25 à 0,75 litres, alors que la consommation induite par la distance supplémentaire est de l’ordre de 28 à 30 litres/100 km, il s’ensuit que théoriquement un allongement de parcours de 10 km au motif de l’évitement de la perturbation, représentera une consommation de carburant du même ordre de grandeur que celle d’un véhicule pris dans un bouchon durant 30 minutes et qui est amené à procéder à 5 accélérations. Pour un même allongement du parcours (en termes de distance), toute durée supplémentaire dans le bouchon, ainsi qu’un nombre plus important d’accélérations, donne l’avantage à l’itinéraire alternatif… qui induit donc une consommation moindre.

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