Maîtrise des consommations
de carburant
dans le transport routier
Maîtrise des consommations
de carburant
dans le transport routier
Facteurs de sur-consommation
 

Facteurs de sur-consommation

Au delà des caractéristiques du moteur proprement dit, la consommation effective d’un véhicule est la résultante d’une multitude de facteurs et paramètres qui peuvent influer d’une manière ou d’une autre, dans un sens positif ou négatif.

Maintenance et interventions préventives

Il s’agit là de l’un des paramètres dont l’importance du poids sur les consommations est trop méconnu, alors même que son rôle peut être lourd de conséquences en cas de maintenance non optimale. Et les constructeurs ont raison d’insister sur le fait que les périodicités d’entretien préconisées sont calculées pour assurer un rendement optimum du véhicule ; lorsque le kilométrage moyen préconisé est dépassé dans des proportions significatives, le véhicule sort de son jeu naturel et peut engendrer des phénomènes de surconsommation.

La périodicité des diverses opérations est préconisée par les constructeurs sur une base des distances parcourues ou par tranches de distances (60/80/90 000 km) ou périodicité dans le temps (tous les 2 ou 3 ans) selon que le véhicule roule surtout en milieu urbain ou sur autoroutes. En fait c’est l’usage qui a été fait du véhicule qui détermine le moment optimum, en fonction de l’usure réelle. Mais à l’intérieur d’une entreprise de transport, il peut y avoir des "conflits d’intérêt" entre le responsable consommation et le service chargé de l’entretien, qui, pour ce qui le concerne, a tendance, en raison de son coût, à retarder autant que faire se peut le changement de la boîte de vitesses alors même que l’on sait qu’une boîte non changée à temps peut induire jusqu’à 2 litres/100 de consommation supplémentaire.

Ce qui influera surtout sur la consommation, ce sont, outre le choix de l’huile utilisée, les nettoyages (filtres aérothermes, cuve et tamis filtrant combustible, valve purge, radiateurs…), les vidanges et les échanges de filtres ou de cartouches. Les relevés de consommation d’un même conducteur peuvent faire apparaître une très sensible amélioration des performances, du simple fait qu’ont été effectuées entre deux relevés un certain nombre d’opérations d’entretien, alors même que le comportement de conduite du conducteur est resté inchangé.

Sans entrer dans tous les détails, contentons nous de relever ici les deux facteurs qui semblent les plus significatifs : les huiles et le nettoyage des radiateurs.

Signalons enfin - même si fort heureusement le cas perdure rarement – qu’une rupture de la chicane d’échappement (contre-pression turbo) engendre une dégradation du bilan énergétique s’agissant des gaz d’échappement, lesquels "consomment" déjà en situation optimale 32% de l’énergie fournie par le carburant.

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