Maîtrise des consommations
de carburant
dans le transport routier
Maîtrise des consommations
de carburant
dans le transport routier
Facteurs de sur-consommation
 

Facteurs de sur-consommation

Au delà des caractéristiques du moteur proprement dit, la consommation effective d’un véhicule est la résultante d’une multitude de facteurs et paramètres qui peuvent influer d’une manière ou d’une autre, dans un sens positif ou négatif.

Normes de pollution

Les émissions de polluants de poids lourds d’un poids total autorisé de plus de 3,5 tonnes font l’objet de directives européennes.

Emissions des poids lourds (g/kWh)
Norme Date de
mise en
application
CO
Monoxyde de
carbone
NOx
Oxydes
d'azote
HC
Hydrocarbures
PM
Particules
Euro 0 01/10/1990 12.30 15.80 2.60
Euro 1 01/10/1993 4.90 9.00 1.23 0.36
Euro 2 01/10/1996 4.00 7.00 1.10 0.15
Euro 3 01/10/2001 2.10 5.00 0.66 0.10
Euro 4 01/10/2006 1.50 3.50 0.46 0.02
Euro 5 01/10/2009 1.50 2.00 0.46 0.02

Le passage d’Euro III à Euro IV n’est pas réalisable sur la base des techniques actuelles, en poursuivant simplement dans cette voie. Pour répondre aux exigences des normes, deux techniques sont aujourd’hui proposées : la technique SCR (Selective Catalytic Reduction) et la technique EGR (Exhaust Gas Recirculation).

DAF, Iveco, Mercedes-Benz, Renault Trucks, Volvo Trucks ont tous recours totalement ou essentiellement au SCR. Iveco n’utilise l’EGR que pour les véhicules entre 3,5 tonnes et 6,5 tonnes. Scania propose les deux systèmes. En revanche, tous les véhicules MAN aux normes Euro IV utilisent la technologie EGR. A ce jour, les sept constructeurs proposent uniquement des véhicules aux normes Euro V avec la technologie SCR, mais l’objectif de MAN et de Scania est de proposer également aux clients une gamme complète Euro 5 en EGR.

Qu’il s’agisse d’optimiser le rendement des moteurs ou de peaufiner le processus de combustion, de mettre en œuvre des turbos à géométrie variable ou d’augmenter la pression d’injection et/ou de garantir une plus grande rapidité de réaction grâce à des commandes piezoélectriques ou de commandes électropneumatiques des soupapes, toutes ces technologies ont un coût qui se répercute fatalement sur les prix du véhicule.

L’enjeu est de dépolluer sans augmenter la consommation, or on sait que les moyens mis en œuvre pour amener à des réductions de polluants peuvent induire un accroissement de la consommation, qui, par le passé, a pu être compensé par l’optimisation du processus interne du moteur ; si l’on est passé d’une consommation moyenne pour un poids lourd, de l’ordre de 50 l/100 km au début des années soixante dix à 35 l/100 km dans les années quatre vingt dix, la mise en œuvre de Euro II et Euro III n’a plus permis de gagner que 2 à 3 litres/100 km.

/